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Démarche de consensus relative aux interventions de protection de l’enfance à domicile

Cette démarche de consensus concerne un grand nombre d’enfants, presque la moitié de ceux qui font l’objet d’une mesure de protection, avec les mesures suivantes :
  • les actions éducatives en milieu ouvert (AEMO) et les actions éducatives à domicile (AED) : 167 000 en 2017 (à comparer aux 177 00 accueils) ;
  • Les interventions des TISF : entre 20 et 30 000 familles aidées ;
  • L’accompagnement en économie sociale et familiale et les mesures judiciaires d’aide à la gestion d budget familial : 18 000 familles ;
  • L’accueil de jour : entre 3300 et 5500 bénéficiaires ;
  • Les pratiques de « placement à domicile : entre 5 et 6000 jeunes.
Les recherches présentées sur ces différentes pratiques pointent la faiblesse des budgets alloués à l'AEMO (entre 8 et 10% du budget de la protection de l'enfance); la faiblesse du pilotage du fait de la judiciarisation (qui maintient les départements dans un rôle de financeur) ; la faible intensité des mesures face à des familles cumulant les facteurs de risque et de vulnérabilité.
Deux grands idéaux-types sont repérés, qui peuvent être associés : "faire devenir conscient" en aidant les parents et la famille à prendre conscience des problèmes ; "faire devenir acteur" en expérimentant d'autres modes de faire avec les familles.
Le chapitre "La « clinique » : une vision des publics comme des sujets abstraits de leurs conditions de vie, à qui « faire prendre conscience »" montre les limites de la première approche.

Extrait : "L’analyse du profil socio-démographique des familles, avec notamment des données relatives à leur inscription sociale et à la composition des ménages, montre que la quasi-totalité d’entre elles ont des conditions de vie précaires : pauvreté, exclusion sociale, travail précaire et peu rémunéré, endettement, dégradation de l’état de santé somatique et psychique, difficultés d’accès aux soins, difficultés à se déplacer, etc. La recherche retrace aussi le parcours institutionnel des familles, puisque la grande majorité d’entre elles ne sont pas « nouvelles entrantes » dans le dispositif de protection de l’enfance, mais ont une antériorité de prise en charge qui remonte parfois à la génération des parents.
Le cumul des problèmes des familles constitue une caractéristique connue des situations de pauvreté et soulève des questions de stratégies d’intervention car leurs conditions de vie ont des effets en termes de disponibilité psychique pour l’intervention."

Nadège Séverac, co-autrice du rapport, l'a présenté (avec force) aux assises du CNAEMO :

Pour en savoir plus, voir le site web : onpe.france-enfance-protegee.fr/rapport-recherche/scenes-de-familles-regards-croises-sur-les-realites-familiales-et-professionnelles-en-aemo/

Date de cet article : 2021-09-19


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